

à l'infini de son imagination...Napoléon à Joséphine: ''Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer. Je n'ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras. Je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie." Passion, toutes les passions...
"Mais la plus grande maladresse est sans doute celle
avec laquelle je vous parle de tout ça. Loin de ces explications fumeuses, je voudrais n'y montrer que mon attachement indéfectible à cette discipline qui m'a tellement donné de bonheur.
... Parce que le burlesque, c'est pas seulement pafouille-tagada-tsoin-tsoin. C'est d'abord le décalage... C'est le petit bonhomme de Sempé dans un décor immense, c'est le regard du chat de Geluk sur le désordre des choses, c'est l'enfant qu'on est tous dans un monde de brutes.... C'est l'infinité de ce qui pourrait être, en face de la nullité de ce qui est... " 






Je crois entendre encore,
Caché sous les palmiers,
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramier!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!
Aux clartés des étoiles,
Je crois encore la voir,
Entr'ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!
Charmant souvenir!
Charmant souvenir!



Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre quartier, d'une autre solitude.
Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous.
J'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés.
Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...
la solitude...
Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et...
la solitude...
Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arrêt ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...
la solitude...
Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus " les mots" mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...
la solitude...
Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties.
Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc.
''La solitude''
Léo Ferré
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Lorsqu'on parle de solitude, c'est plutôt d'isolement dont il s'agit.
La solitude est inhérente à la condition humaine. Une part de notre être restera toujours inexprimable, incommunicable. Qu'il faut, du reste, assumer. Alors que l'isolement - même si je continue d'employer, comme tout le monde, le mot solitude dans le même sens - est l'état d'une personne qui cesse d'être reliée à ses semblables, ou qui a le sentiment de ne pas l'être - ce qui revient au même.
Tout commence avec la naissance. Le stress, l'angoisse... Aujourd'hui, la solitude.
article complet de Jacques Languirand ici

"Balzac n'est pas seulement un grand poète, un faiseur, dans le sens antique du mot, (...) il est surtout un penseur d'une force et d'une variété infinies, qui se joue dans les généralités les plus hautes et ne se diminue pas dans les aperçus les plus fins.'' Jules Barbey d'Aurevilly, "Balzac", in Le Pays, 25 mai 1854.
Il a été aimé, il a été détesté... On a crié au génie, on a crié à l'imposteur... Lisez Balzac, faites-vous votre propre opinion...




















Je n'ai pu trouver de plus beaux mots ou mots justes pour décrire cet artiste que ceux employés par son gérant, Raymond Paquin. : " C'est l'histoire d'un gagnant qui se prenait pour un perdant, l'histoire d'un p'tit bonhomme qui avait le monde à ses pieds, mais qui préférait la "vie d'oiseau"". Il y a eu 2 livres qui ont été écrits sur Dédé, un de Jean Barbe: "Autour de Dédé Fortin" et un de son gérant Raymond Paquin : "Dédé". Les 2 livres sont tout à fait différents l'un de l'autre mais bien intéressants. Dernièrement, le film de Jean-Philippe Duval : "Dédé à travers les brumes'' est sorti sur grand écran. Un film à voir pour sa simplicité, pour l'univers de Dédé... Au sujet de ce film, j'ai lu le commentaire de Nicole Bélanger (ex-blonde de Dédé) et je ne suis pas tout à fait en accords. Elle voit dans ce film : "...On exploite et récupère sans scrupule tout ce qui peut rapporter pour nourrir d’insatiables monstres avec la complicité tranquille d’un public assoiffé d’émotions..." Elle aurait dû y voir un hommage rendu à cet artiste complexe et un geste d'amour et d'estime mais d'un autre côté, je peux saisir et ressentir la profondeur du chagrin du deuil...